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Paie intermittents du spectacle : 7 erreurs à éviter en 2026

Photo du rédacteur: SpectaGestion
SpectaGestion
1 juin
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

La paie des intermittents du spectacle demande une attention particulière. Une erreur sur un contrat ou une déclaration peut créer un risque pour l’employeur et pour les droits du salarié. Voici les sept erreurs les plus fréquentes dans les dossiers des compagnies, associations, producteurs et organisateurs, et la façon de les éviter.

1. Un contrat inadapté, ou pas de contrat écrit

L’intermittent est engagé en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU), réservé aux secteurs où le recours au CDI n’est pas la norme : spectacle vivant, audiovisuel, cinéma. Un CDD classique sans motif valable expose à une requalification en CDI, et un contrat non écrit est réputé conclu pour une durée indéterminée. Le contrat est signé avant le début de la mission et précise la fonction, les dates, la rémunération et la convention collective applicable.

2. La DPAE oubliée ou envoyée trop tard

La déclaration préalable à l’embauche se fait avant la prise de poste, au plus tôt dans les huit jours qui la précèdent. Sans DPAE, l’employeur s’expose à une sanction pour travail dissimulé, même pour un cachet d’une soirée. Pour une série de dates, chaque contrat appelle sa DPAE.

3. Des minima conventionnels non respectés

Chaque convention collective fixe des salaires minima par fonction : la CCNSVP (IDCC 3090) pour le spectacle vivant privé, la convention de la production audiovisuelle, celle de la production cinématographique, celle des entreprises artistiques et culturelles pour le secteur subventionné. Les grilles sont revalorisées régulièrement : un cachet calculé sur une grille périmée se régularise, avec rappel de salaire et de cotisations.

4. Une mauvaise qualification du poste

Artiste ou technicien, la fonction déclarée détermine l’annexe de l’assurance chômage (10 pour les artistes, 8 pour les techniciens), le code emploi et la grille de salaire. Une fonction approximative fausse le bulletin, la DSN et l’examen des droits du salarié à France Travail. La liste des emplois ouvrant droit aux annexes 8 et 10 fait foi.

5. Des heures ou des cachets inexacts

Les techniciens sont déclarés en heures, les artistes en cachets ; pour l’assurance chômage, un cachet compte pour douze heures. Des dates, des heures ou un nombre de cachets erronés se retrouvent dans l’attestation employeur et peuvent coûter des droits au salarié, ou provoquer un redressement lors d’un contrôle.

6. Une DSN tardive ou incohérente

La déclaration sociale nominative est mensuelle, à transmettre au plus tard le 5 ou le 15 du mois suivant selon votre situation. Elle alimente l’URSSAF, Audiens, Congés Spectacles, France Travail et l’attestation employeur. Un retard entraîne des pénalités ; une DSN qui ne correspond pas au bulletin ou au contrat déclenche des demandes de correction en chaîne. Le numéro d’objet du spectacle doit y figurer lorsqu’il est requis.

7. Des documents sociaux non suivis

Bulletin de paie remis au salarié, attestation employeur (AEM, puis attestation issue de la DSN), certificat de travail, reçu pour solde de tout compte, cotisations à Congés Spectacles, à Audiens et à l’AFDAS : chaque date laisse une trace à conserver. L’employeur garde une copie des bulletins pendant cinq ans. Un classement par production évite les recherches de dernière minute lors d’un contrôle ou d’une demande du salarié.

Pourquoi ces erreurs coûtent cher

Elles entraînent des régularisations, des litiges, des pénalités ou une perte de droits pour l’intermittent. Dans une production courte, ces problèmes arrivent souvent trop tard pour être corrigés simplement.

Externaliser pour fiabiliser

SpectaGestion établit les bulletins de paie en CDDU, les DPAE, les DSN et les déclarations sociales des intermittents, afin de sécuriser les productions de spectacle vivant, d’événementiel et d’audiovisuel : 18 € HT par bulletin et 14,90 € HT par mois pour le traitement déclaratif, bulletins livrés sous 24 à 48 heures ouvrées à partir d’un dossier complet. Votre structure reste l’employeur et signe les contrats ; nous en contrôlons la cohérence avec la paie.

 
 
 

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